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152016Nov

Pour devenir chauffeurs de taxi: des sourds prêts à tout pour se faire entendre

Exclus du marché du travail du taxi par une loi qu’ils jugent «discriminante», des sourds sont prêts à aller devant les tribunaux pour devenir chauffeurs.

Chauffeur sourds

«On n’écarte pas la possibilité d’un recours collectif contre Québec, car ce règlement est discriminant, véhicule un préjugé d’incapacité, on ne peut pas être silencieux», lance Gilles Read, directeur général du Centre de la communauté sourde du Montréal métropolitain (CCSMM).

L’article 13 du Règlement relatif à la santé des conducteurs prévoit que les personnes atteintes de surdité moyenne à profonde ne peuvent détenir des permis de 4 C, pour la conduite d’un taxi ou d’un minibus.

«Au-delà d’Uber»

«Ça va au-delà d’Uber, sans cet article, on pourrait être taxi ou même chauffeur d’autobus», ajoute M. Read, alors que plus de la moitié des 600 membres du Centre bénéficient soit de l’aide sociale, du chômage ou sont sans revenus.

Communiquer en cas d’urgence

La SAAQ, rappelle que ce règlement a été instauré afin que la «communication verbale soit immédiate et efficace en cas d’urgence pour le transport de passagers».

Un argument contredit par les personnes intéressées.

«On doit faire face à des situations urgentes en permanence et on arrive toujours à communiquer, plaide Patrick Lazure, un des premiers chauffeurs sourds Uber au Québec. On peut texter le 911, on a aussi le service de relais vidéo.